Un cahier des charges de site internet ne doit pas forcément faire trente pages. Pour un artisan, une TPE ou un indépendant à Chambéry, le meilleur cahier des charges est souvent un document court, concret et utilisable. Il doit expliquer votre activité, vos objectifs, les pages à créer, les contenus disponibles, les contraintes, le budget et ce que le site doit permettre au visiteur de faire.
Le but n’est pas de rédiger un document administratif parfait. Le but est d’éviter les malentendus. Si vous demandez “un site moderne” sans préciser vos services, votre zone, vos photos, vos preuves et vos attentes, le prestataire devra deviner. Et un site construit sur des suppositions finit rarement par générer de bonnes demandes.
Ce guide vous donne une méthode simple pour préparer un cahier des charges clair avant de demander un devis.
1. Commencer par l'objectif réel du site
La première question n’est pas “combien de pages faut-il ?” La première question est : à quoi doit servir le site ?
Pour un artisan, le site peut servir à :
- être trouvé quand quelqu’un cherche l’activité sur Google ;
- rassurer avant un appel ;
- montrer des réalisations ;
- expliquer une zone d’intervention ;
- filtrer les mauvaises demandes ;
- recevoir des demandes de devis ;
- compléter une fiche Google Business Profile ;
- donner une adresse propre à mettre sur une carte de visite ou un véhicule.
Ces objectifs ne produisent pas le même site. Un menuisier qui veut montrer des réalisations n’a pas les mêmes besoins qu’un plombier qui veut filtrer les urgences, ni qu’un commerce qui veut afficher horaires, photos et itinéraire.
Dans votre cahier des charges, écrivez une phrase simple :
Le site doit permettre à un client local de comprendre ce que nous faisons, où nous intervenons, quelles demandes nous acceptons, et comment nous contacter rapidement.
Cette phrase vaut mieux qu’une liste vague de fonctionnalités.
2. Décrire l'activité avec des mots simples
Un bon site commence par une explication claire. Beaucoup de pages locales échouent parce qu’elles restent floues. On lit “solutions personnalisées”, “savoir-faire”, “qualité”, “proximité”, mais on ne sait pas ce que l’entreprise fait vraiment.
Votre cahier des charges doit répondre à ces questions :
- quel est votre métier exact ?
- quelles prestations voulez-vous mettre en avant ?
- quelles prestations ne voulez-vous pas recevoir ?
- qui est votre client idéal ?
- dans quelles communes intervenez-vous ?
- quels délais ou conditions doivent être connus ?
- qu’est-ce qui vous différencie concrètement ?
Exemple :
Je suis artisan menuisier. Je souhaite recevoir des demandes pour meubles sur mesure, placards, agencements intérieurs et petites rénovations bois. Je ne prends pas les urgences, les réparations de fenêtres ou les demandes hors Savoie. Mes clients sont des particuliers autour de Chambéry, Cognin, Bassens, La Ravoire et Jacob-Bellecombette.
Autre exemple, plus orienté intervention :
Je suis plombier chauffagiste entre Cognin, La Ravoire et Chambéry-le-Vieux. Je veux un site qui explique clairement que je prends surtout les installations, remplacements de chauffe-eau et rénovations de salle de bain. Je ne veux pas recevoir de demandes d’urgence à 22 h. Le formulaire doit donc filtrer les dépannages immédiats et proposer un rappel sur les projets planifiables.
Un prestataire peut travailler avec ça. Il peut structurer les pages, hiérarchiser les sections et éviter de mettre en avant les mauvaises demandes.
3. Lister les pages nécessaires, pas les pages décoratives
Un site d’artisan ou de TPE n’a pas besoin de beaucoup de pages au départ. Il a besoin des bonnes pages.
Les pages fréquentes :
- Accueil ;
- Services ou prestations ;
- Réalisations ;
- À propos ou méthode ;
- Zone d’intervention ;
- Contact ;
- FAQ ;
- Guides ou conseils, si le SEO local devient important.
Mais toutes ne sont pas obligatoires. Une page d’accueil complète peut suffire pour un premier site. Une activité plus concurrentielle aura intérêt à créer des pages services plus détaillées. Une entreprise avec beaucoup de preuves visuelles doit prévoir une page réalisations.
Dans le cahier des charges, notez les pages souhaitées avec leur rôle :
| Page | Rôle | Priorité |
|---|---|---|
| Accueil | expliquer l’activité et guider vers le contact | forte |
| Services | détailler les prestations principales | forte |
| Réalisations | rassurer avec des exemples réels | moyenne |
| Contact | recevoir des demandes qualifiées | forte |
| Guides | travailler le SEO local | plus tard |
Cela évite de créer des pages vides simplement parce que “tout le monde en a”.
4. Préparer les contenus disponibles
Un site ne se construit pas seulement avec du design. Il se construit avec de la matière : textes, photos, avis, exemples, documents, tarifs, questions fréquentes.
Avant de demander un devis, listez ce que vous avez déjà :
- logo ;
- photos de chantiers ou de boutique ;
- textes existants ;
- avis clients ;
- exemples de réalisations ;
- fiche Google ;
- réseaux sociaux ;
- brochure ou plaquette ;
- tarifs ou fourchettes ;
- questions fréquentes.
Puis listez ce qu’il manque. C’est là que le cahier des charges devient utile. Si vous n’avez aucune photo, le prestataire doit le savoir. Si vous n’avez pas encore de textes, il faut prévoir du temps de cadrage ou de rédaction. Si les avis Google existent, il faut décider comment les intégrer sans inventer de fausses preuves.
Un site local convaincant préfère une vraie photo imparfaite à une image générique. Une photo d’atelier, de chantier, de devanture ou d’équipe donne souvent plus de confiance qu’une illustration trop lisse.
5. Définir le parcours de contact
Le parcours de contact est la façon dont un visiteur passe de la lecture à l’action. Pour un artisan ou une TPE, ce parcours doit être direct.
Votre cahier des charges doit préciser :
- faut-il afficher un téléphone ?
- faut-il proposer un formulaire ?
- quelles informations demander ?
- voulez-vous un rappel ?
- voulez-vous filtrer les demandes hors zone ?
- faut-il demander une photo du chantier ?
- quel message de confirmation afficher ?
Un formulaire trop long décourage. Un formulaire trop court peut envoyer des demandes inutiles. Le bon équilibre dépend du métier.
Pour beaucoup d’artisans, un formulaire utile demande :
- nom ;
- téléphone ;
- email ;
- commune ;
- type de demande ;
- quelques lignes sur le projet ;
- éventuellement une photo, si la plateforme le permet.
Pour un site plus simple, nom, téléphone et message suffisent.
Exemple local : un carreleur à Bassens peut demander la commune, la surface approximative et le délai souhaité. Un commerce vers Curial peut plutôt demander le motif du contact, le produit recherché et le créneau de rappel. Un consultant à Chambéry centre aura souvent besoin de qualifier le type d’entreprise et le niveau d’urgence. Le parcours de contact doit suivre votre métier, pas un modèle générique.
6. Penser SEO local dès le cahier des charges
Le SEO local ne se rajoute pas uniquement à la fin. Il se prépare dès la structure.
Votre cahier des charges doit préciser :
- les communes réellement couvertes ;
- les services à travailler ;
- les questions fréquentes des clients ;
- les preuves locales disponibles ;
- la fiche Google Business Profile ;
- les anciennes URLs si une refonte est prévue.
Évitez de demander “mettre Chambéry partout”. Ce n’est pas une stratégie. Google cherche à comprendre la pertinence, la distance et la notoriété locale. Le site doit donc expliquer clairement ce que vous faites et où vous le faites, sans bourrage de mots-clés.
Exemple utile :
Zone réelle : Chambéry, Bassens, Cognin, La Ravoire, Barberaz et communes proches. Ne pas viser Annecy ou Grenoble pour l’instant.
Cette précision aide à écrire les bons titres, les bonnes sections et les bonnes pages.
7. Indiquer les contraintes techniques
Même pour un petit site, il faut noter les contraintes :
- avez-vous déjà un nom de domaine ?
- avez-vous déjà un hébergement ?
- voulez-vous gérer les contenus vous-même ?
- faut-il WordPress ?
- faut-il Divi ?
- faut-il une adresse email professionnelle ?
- y a-t-il un ancien site à migrer ?
- faut-il garder des URLs ?
Si vous voulez modifier les pages vous-même, WordPress et Divi peuvent être cohérents. Si vous ne modifiez jamais le site, une solution plus simple peut suffire. Si la performance est critique, une approche statique peut être préférable, mais elle demande souvent un développeur pour les modifications.
Le cahier des charges ne doit pas imposer une technologie sans raison. Il doit surtout expliquer le besoin d’autonomie.
8. Donner une fourchette de budget et un délai souhaité
Beaucoup de clients hésitent à donner un budget. Pourtant, cela évite de perdre du temps. Dans un cahier des charges, le budget ne sert pas à “faire payer plus cher”. Il sert à calibrer le niveau d’accompagnement : base autonome, page simple, site vitrine plus complet, refonte, SEO local ou production de contenu.
Pour les fourchettes détaillées, le guide tarif création site internet Chambéry est plus adapté. Ici, dans le cahier des charges, l’important est surtout d’indiquer votre zone de confort :
- budget très serré : vous êtes prêt à faire une partie du travail ;
- budget intermédiaire : vous voulez être aidé sur la structure et l’intégration ;
- budget plus confortable : vous attendez aussi du contenu, du SEO ou une vraie refonte.
Ajoutez aussi un délai. Un artisan qui veut son site avant le salon Habitat de Chambéry n’a pas le même besoin qu’une TPE qui prépare tranquillement sa refonte pour l’automne. Le délai aide à prioriser : une page claire maintenant, puis des guides plus tard ; ou un site plus complet si le calendrier le permet.
Une phrase suffit :
Budget souhaité : entre 600 et 1 200 € si le site est accompagné. Délai idéal : première version en ligne sous 4 à 6 semaines. Priorité : une home claire, une page services et un formulaire fiable.
9. Modèle court de cahier des charges
Vous pouvez copier cette structure :
Présentation
Nom de l’entreprise, métier, zone, client idéal.
Objectif du site
Être trouvé, rassurer, recevoir des devis, présenter des réalisations, compléter la fiche Google.
Pages souhaitées
Accueil, services, réalisations, contact, FAQ, guide.
Contenus disponibles
Logo, photos, avis, textes, exemples, documents.
Parcours de contact
Téléphone, formulaire, rappel, champs nécessaires.
SEO local
Mot-clé principal, services, communes, fiche Google, questions fréquentes.
Contraintes
Domaine, hébergement, WordPress, autonomie, ancien site.
Budget et délai
Fourchette et date souhaitée.
Décision attendue
Ce que vous attendez du prestataire : avis honnête, devis, proposition de structure, accompagnement complet ou simple base technique.
Conclusion
Un cahier des charges de site internet pour artisan n’a pas besoin d’être complexe. Il doit être utile. Il doit permettre de comprendre le métier, l’objectif, les contenus, les pages, les contraintes et le budget.
À Chambéry, un bon site local commence souvent par cette clarification. Avant de parler design, il faut savoir ce que le site doit dire, à qui, et pour quelle action. Plus votre brief est clair, plus le devis sera juste, et plus le site aura de chances de servir à quelque chose.
FAQ
Faut-il un cahier des charges pour un petit site ?
Oui, même court. Une page simple de brief peut suffire. Sans cahier des charges, le prestataire doit deviner vos priorités.
Combien de pages prévoir pour un site d’artisan ?
Pour commencer, une page d’accueil complète et une page contact peuvent suffire. Si le SEO local est important, ajoutez des pages services, réalisations et FAQ.
Dois-je fournir les textes ?
Au minimum, vous devez fournir la matière : services, zones, exemples, photos, avis, limites. Le prestataire peut aider à structurer, mais il ne doit pas inventer votre métier.
Le cahier des charges doit-il imposer WordPress ?
Pas forcément. Il doit préciser si vous voulez modifier le site vous-même. La technologie vient ensuite.
Vous voulez un avis sur votre situation ?
Envoyez votre activité, votre zone et ce qui bloque aujourd'hui. Je vous réponds avec l'option la plus logique : base Divi, accompagnement, refonte ou rien si ce n'est pas le bon moment.
Demander un devis ou un rappel